Le covoiturage, une vraie alternative qui s’organise !

Une petite recherche sur internet, une liste d’annonces et trois cliques plus tard vous avez réservé une place dans la voiture d’un membre de la communauté pour rejoindre votre lieu de travail ou votre prochaine destination de vacances. Partager un véhicule pour un trajet est devenu un moyen économique, écologique et sympathique très répandu pour se déplacer en France, mais aussi à l’étranger. Face à des prix toujours plus élevés, de nombreux voyageurs ont cherché des alternatives au train. Avec 37 millions de véhicules en France, dont 80% des conducteurs voyagent seuls, le covoiturage s’est également imposé comme la solution à la hausse des prix des carburants. En France, Le site leader du secteur Covoiturage.fr qui emploie 45 personnes, annonce 2 millions de membres et 350 000 voyageurs par mois soit l’équivalent de 1000 TGV.

Un concept qui s’organise.

Au début des années 2000, alors que tous les trains affichent complet pour rentrer passer Noël avec sa famille, Frédéric Mazzella ne trouve aucune plateforme proposant une mise en relation des conducteurs ayant des places libres et des passagers en recherche d’un moyen de transport économique. Lui connait pourtant bien le concept du covoiturage pour l’avoir pratiqué pendant ses études en Californie au début des années 90. Il décide alors de se lancer et ouvre en 2004 le site covoiturage.fr. Le succès ne se fait pas attendre et rapidement, de nombreux sites concurrents ouvrent  espérant profiter de l’engouement des voyageurs pour ce mode de déplacement. Aujourd’hui, La France est devenue le deuxième pays européen après l’Allemagne en matière de covoiturage. Face au nombre croissant de covoitureurs, de nombreux départements ont décidé de créer des aires aménagées pour sécuriser la pratique et limiter les rendez-vous «sauvages» sur le bord des routes. En Amérique du nord des voies spéciales sont même réservées sur de nombreuses autoroutes aux véhicules à occupation multiple. On en trouve également quelques unes en Norvège, au Royaume Unis et en Espagne, mais aucune à ce jour dans l’hexagone. Des systèmes d’évaluation des conducteurs comme des passagers permettent de créer un sentiment de confiance réciproque et assurent ainsi une meilleure fiabilité de concept.

Deux approches complémentaires du covoiturage :

Pendant de nombreuses années l’utilisation du site leader est restée gratuite, celui ci se finançait en créant des plateformes de covoiturage pour les entreprises, ou à l’aide de bandeaux publicitaires affichés sur ses pages. Mais pour absorber le trafic grandissant du site, la PME a dû investir et recruter des modérateurs et des ingénieurs. Pour s’auto-suffire, le site facture depuis mai 2011 un pourcentage du prix du trajet au passager, un surcoût censé apporter une plus grande sécurité, éviter les «lapins» et rassurer les conducteurs. Cependant ce changement de politique ne fait pas l’unanimité, certains regrettant la vocation communautaire du covoiturage. Pour répondre à la demande de ces «déçu du covoiturage», plusieurs sites ont ouvert en centrant leur offre sur ce qui à fait le succès de ce mode de transport. C’est le cas de covoiturage-libre dont le slogan «faire simple et gratuit plutôt que sophistiqué et payant» résume bien l’ambition. Sur ce site, pas de gestion de comptes, pas de réservation en ligne, pas de sms de confirmation, mais des annonces et un moteur de recherche permettant de mettre en relation conducteurs et passagers. Le site qui a enregistré près de 60 000 annonces depuis décembre 2011 fonctionne sur le principe du bénévolat et des dons et espère bien devenir une réelle alternative au covoiturage payant.

Si le modèle choisi par le pionnier français peut rassurer conducteurs et passagers en garantissant une plus grande fiabilité du concept, le modèle gratuit continue de satisfaire la majorité des utilisateurs. On peut très bien imaginer les deux systèmes cohabiter, chacun répondant à des attentes différentes. Quoi qu’il en soit le covoiturage en France n’en est qu’au début de son explosion, et ce mode de déplacement devrait continuer d’être adopté par une population de plus en plus variée dans les années à venir.

www.covoiturage.fr

www.covoiturage-libre.fr

 Auteur : Joseph Durand

1 comment

  1. Le CHEVALLIER

    pour utiliser les deux solutions, celui qui est complètement libre et gratuit me convient bien dans l’idée mais les limites ou la dérive est de se retrouver nombreux dans la voiture et d’être avec un conducteur qui en fait un commerce …..!….!!!! À réfléchir !…..!!!!!

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